J'écris cet article dans le but de vous faire part de ma réflexion du moment, c'est-à-dire cette obsession que j'ai de chanter, peut importe le lieu et le moment (même les moins opportuns). En d'autres termes, je me permet de chanter dans les réunions de famille alors que l'on soupe, dans le métro, dans l'autobus, dans la rue, dans ma douche, en faisant la vaisselle, le soir dans ma chambre quand tout le monde dort autour et dans toutes les situations communes et peu communes de la vie. On peut ainsi affirmer que oui, le chant occupe une place gargantuesque dans mon existence. Je pourrais même comparer "l'usage" que j'en fais à n'importe laquelle dépendance, ça en devient obsessif. Les périodes de ma vie où je ne chante pas sont habituellement celles qui sont plus difficiles, alors là tout est différent; mon chant se voit atteint d'une aphasie éventuellement curable.
C'est incroyable d'ailleurs de voir à quel point notre état d'âme et notre état physique ont de l'influence sur notre voix. Déjà, on l'observe quand l'on est sur le point de pleurer, notre voix change et se crispe. Inversement, dans un moment agréable, notre corps s'ouvre et notre voix aussi. La fatigue affecte notre voix, notre alimentation, notre état d'âme, nos pensées etc. Je prend par exemple la session dernière, où j'ai éprouvé beaucoup de difficultés vocales. En effet, j'étais tellement stressée par toutes mes activités extérieure que mes muscles au niveau du cou, de la mâchoire et des omoplates m'empêchaient littéralement d'exécuter un son non forcé. Ces simples tensions m'ont été quasiement fatales lors de mon examen. Durant les vacances, elles se sont tranquilement dissipées, et j'ai conscéquament retrouvé ma voix.
Celà dit, revenant à ma fâcheuse tendence de chanter partout, il est fréquent que l'on me demande d'arrêter de chanter. En fait je dirais, que du moment que je ne suis plus installée sur mon clavier ou en sécurité dans ma salle de bain, chez moi, on me demande d'arrêter de chanter pour plusieurs raisons pas toujours si fondées. Je souhaite en fait, ici partager mon irritation face à ces demandes incensées. J'ai pensé, afin de régler la situation répliquer à ces fâcheuses demandes "Tant qu'à faire, j'arrête de respirer en même temps?". M'enlever mon chant, c'est m'enlever mon souffle. Voilà, la comparaison me semble plutôt bonne.
Un jour, il m'est arrivé de me promener avec des amis dans le métro. Il était assez tard, et par conscéquent, il y avait peu de monde. En leur compagnie je m'amusais à chanter l'air de la reine de la nuit, de l'opéra Die Zauberflöte de Mozart. Une fois assis, une personne se tenait non loin de nous, et s'est senti forcée de changer de banc pour en prendre un autre à l'opposé du wagon... je n'ai pas su comment interpréter cette réaction: comme une insulte? comme un évènement cocasse? ou bien comme un compliment face à ma projection? J'ai décidé d'en rire, heureusement. :) Je suis quand même consciente du fait que ce n'est pas forcément toujours approprié de chanter, mais n'est-ce pas ce qui rend la vie belle justement?
Parfois, lorsque que je me surprend à chanter dans l'autobus et remarque l'expression étrange des gens autour de moi, j'ai trouvé une technique pour renvoyer les regards: je déploie mes partitions!!! La vue de ces feuilles merveilleuses satisfait habituellement leur besoin de comprendre l'étrange situation.
En bref, rien ni personne ne m'arrêtera jamais de chanter où je le veux et quand je le veux! :D Mon entourage proche n'aura jamais que le choix de m'endurer éternellement!
mouhahahaha!
Vik T_T~
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